



23/02/2026
Quand un Chien-Loup Tchécoslovaque émeut le monde
Communiqué du CSW Belgium suite à l'apparition d'un CLT durant les jeux.
" Ces derniers jours, beaucoup d’entre nous ont ressenti une fierté sincère en voyant le Chien-loup tchécoslovaque (CLT) NAZGUL évoluer au cœur de l’effervescence des Jeux Olympiques d’hiver.
Il s’agissait d’une fugue, bien sûr ! C’est une problématique dont il faut être conscient avant d’adopter.
Mais au-delà de cet épisode, ce qui a marqué les esprits, c’est l’équilibre de ce chien.
Et, cet équilibre ne doit rien au hasard.
Derrière chaque CLT stable se cache un immense travail
Élever une race aussi exigeante que le Chien-loup tchécoslovaque de façon responsable est un engagement quotidien :
- Sélectionner de manière judicieuse, en tenant compte du caractère autant que de la morphologie et de la santé.
- Exposer les chiots à des environnements variés, à des humains différents, à des stimulations progressives.
- Prendre le temps de choisir (ou de refuser) les familles.
Il devrait être normal qu’un élevage questionne longuement le futur adoptant et le projette dans la réalité du quotidien.
Le maître devra poursuivre le travail de l’éleveur tout au long de la vie du chien.
Si les phrases citées plus haut devraient être vraies pour tous les chiens, c’est particulièrement le cas pour le chien-loup tchécoslovaque.
Ce sont des chiens réservés aux passionnés.
Images - imaginaires - réalités
L’image du loup a la cote : séries fantastiques, publicité de loup sympathique, réseaux sociaux et maintenant ce chien olympique qui entre dans la légende…
L’image du Mystère, du retour au sauvage, d’un totémisme moderne.
De l’apprivoisement à la preuve de la sociabilité absolue.
De l’expérience scientifique militaire "ratée".
Du “lupoïde”.
Du chien “bon à rien” à l’idée du chien de travail.
Nous projetons souvent sur nos chiens des attentes ou des images qui ne correspondent ni à leur réalité, ni à l’histoire de la race, et qui s’avèrent parfois totalement déconnectées de ce qu’ils sont réellement.
Chaque fois qu’un chien capte l’attention du public, l’histoire se répète.
L’émotion prend le pas sur la réflexion, les demandes explosent et les productions suivent.
Des portées se multiplient sans réels projets et des discours séduisants fleurissent sur les réseaux. Les chiots partent rapidement,
parfois sans la moindre préparation.
Ces dernières années, les abandons grimpent en flèche dans notre race ou chez d’autres chiens à l’aspect de loup.
Les refuges sont saturés ou refusent simplement de prendre ces chiens. Nous ne comptons pas les euthanasies de convenances.
La tentation de la récupération
Il est inévitable que certains cherchent à s’associer
à toute visibilité positive.
La notoriété attire.
Elle rassure à tort.
Elle fait vendre.
Mais une image médiatique, la plus ancienne soit-elle, ne garantit ni l’éthique, ni la qualité, ni le respect des chiens, de la race et du public.
Bien au contraire, les périodes de popularité sont propices aux dérives.
Le travail consciencieux n’est pas nécessairement celui qui fait le plus de bruit.
Un chien incroyable ambassadeur d’une race d’exception !
Nous nous réjouissons de voir un CLT montrer au monde ce que la race peut offrir lorsqu’elle est élevée avec sérieux.
Nous en sommes fiers.
Mais nous refusons de laisser croire que cette image reflète automatiquement toutes les productions actuelles.
Ou que la difficulté justifie les raccourcis.
Ou que la race est une roulette russe.
Nous prêchons certainement dans le vide mais il faut accepter un refus.
Il faut accepter qu’un chien ne correspond pas à son quotidien, à ses incertitudes.
Il faut faire preuve d’humilité.
Cela protège le futur du chien, des propriétaires et de tous ceux dont la vie pourrait être impactée par la décision d’adopter. Chaque naissance, chaque adoption redéfinit la race, la responsabilité est collective.
Diffuser une image n’est pas toujours si innocent. "
Communiqué du CSW Belgium du 23/02/2026 suite à l'apparition d'un CLT aux jeux olympique.
